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New Castle

Publié le 10/03/2006

La maladie de Newcastle

La maladie de Newcastle
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La maladie de Newcastle est une Maladie Réputée Contagieuse due à un Paramyxovirus à l’origine principalement d’atteintes digestives, respiratoires et/ou nerveuses chez les oiseaux.
La maladie est généralement mortelle et s’étend très rapidement dans un élevage en provoquant dans certains cas des taux de mortalité importants (80% voir plus)...
Il s'agit donc d'une maladie particulièrement contagieuse et meurtrière, redoutable pour les élevages avicoles atteints...
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Quelles sont les espèces affectées ?
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Toutes les espèces aviaires sauvages ou domestiques sont sensibles à la maladie de Newcastle.
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Toutefois il semble que les gallinacés (poules, cailles, perdrix, pintades etc.) soient plus fréquemment touchées.
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 En France les derniers foyers connus de maladie de Newcastle remontent à 1999. Cependant, quelques foyers sont régulièrement déclarés en Europe.
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Quels sont les signes cliniques observables ?
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La durée d’incubation de la maladie est d’une semaine en moyenne. Les symptômes sont variables selon la virulence et le type de souche virale mise en jeu, la réceptivité et la résistance individuelle des sujets atteints.
Cependant on distingue classiquement 4 formes d'expression de la maladie :
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 Une forme suraiguë au cours de laquelle les animaux décéderont très rapidement après avoir présenté des symptômes très généraux tels qu'une perte d’appétit, de l’abattement ou encore un plumage ébouriffé. La mort survient généralement en 24 ou 48 heures sur parfois près de 90 % de l’effectif présent! La forme suraiguë de la maladie de Newcastle et l'influenza aviaire ("grippe aviaire") sont cliniquement indiscernables. Pour savoir quelle maladie sévit dans l'élevage des analyses complémentaires de laboratoire devront être conduites.
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 Une forme aiguë qui permettra de mettre en évidence des symptômes respiratoires (jetage, éternuements, difficultés respiratoires etc.), des diarrhées parfois importantes, des troubles nerveux (tremblements, paralysies, pertes d’équilibre etc.), une chute de ponte et un œdème de la crête et des barbillons. Ces symptômes peuvent ne pas être présents simultanément et leur association peut être variable. L’évolution se fait soit vers la mort des animaux malades, soit vers une convalescence le plus souvent associée à d’importantes séquelles nerveuses.
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 Une forme chronique évoluant plus lentement que la précédente et de façon moins marquée avec le plus souvent principalement des symptômes respiratoires.
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 Enfin, des cas d’évolution asymptomatique sont également décrits.
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 La maladie peut être introduite en milieu indemne par des oiseaux sauvages. Les pigeons représentent donc un risque important pour les élevages avicoles, notamment les élevages en plein air.
Comment se transmet la maladie ?
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Les animaux se contaminent principalement par voie respiratoire (la voie digestive est également possible). La contamination se fait à partir d’autres animaux infectés par le virus de la maladie de Newcastle (introductions d'oiseaux infectés ou contact avec des oiseaux sauvages par exemple) mais aussi par l’intermédiaire de matériel contaminé (locaux, bottes etc.).
Le virus est particulièrement résistant dans le milieu extérieur : il peut survivre entre 2 et 3 mois dans un poulailler, 8 mois sur les coquilles d’œufs mais également près de 2 ans dans la viande congelée!
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Comment prévenir l'infection dans les élevages ?
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Idéalement, par l'introduction exclusive d'animaux indemnes de maladie de Newcastle. Des vaccins vivants ou inactivés sont disponibles mais certains d'entres eux peuvent induire des troubles respiratoires post vaccinaux chez les jeunes oiseaux et doivent donc être utilisés avec précaution.
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La maladie est-elle dangereuse pour l'homme ?
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Les cas de contaminations humaines par la maladie de Newcastle sont exceptionnels. La maladie est généralement peu grave chez l’homme et entraîne principalement des conjonctivites ou des troubles respiratoires. La guérison se fait en une quinzaine de jours environ.
L’homme peut se contaminer dans un élevage infecté par inhalation de poussières ou frottement des yeux avec des mains porteuses du virus par exemple. Les principales personnes exposées au risque sont donc les éleveurs, le personnel d’abattoir et les vétérinaires.

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