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Dep

Publié le 14/05/2014

Premières mesures pour prévenir la diarrhée épizootique porcine (DEP)

En avril 2013 était détecté aux USA un premier cas de diarrhée épizootique porcine (DEP). En une année, 5 millions de porcelets en sont morts, 5200 élevages sont atteints, 27 Etats sont touchés ainsi que le Canada, le Mexique, le Pérou et le Japon.
 
Les symptômes sont ceux d’une gastro-entérite (diarrhée aqueuse importante +/- vomissements) touchant jeunes et adultes avec une mortalité de 95% des porcelets sous la mère. L’incubation est extrêmement brève (12 à 24 heures) et l’excrétion dure 3 à 4 semaines.
 
L’agent pathogène est un delta-coronavirus transmis essentiellement par contamination oro-fécale et par vecteur mécanique (botte, véhicules, etc.). Au Canada, du plasma porcin entrant dans la composition d’aliment pour porcs a été détecté contaminé par le virus. En Chine, un virus très proche génétiquement (99.8% d’homologie génétique) circule de manière enzootique. Un alpha-coronavirus a circulé en Europe dans les années 70, 80 et 90 mais de manière bien moins agressive. En outre, la souche qui sévit actuellement outre-Atlantique semble peu immunogène (le passage du virus confère une immunité de courte durée). Les vaccins existant sont très peu efficaces et n’ont pas d’AMM en Europe.
 
Cet agent pathogène ne représente aucun danger pour l’Homme, qu’il soit professionnel en contact avec des porcs malades ou consommateur de viande de porc.

Les mesures pour prévenir le risque
 
Les premières mesures de lutte à l’échelle des élevages sont les mesures de biosécurité.
 
La DEP a été classée dans les dangers sanitaires de première catégorie en tant qu’émergence potentielle.
 
La Direction Générale de l'Alimentation (DGAL, Ministère de l'Agriculture) a saisi l’ANSES le 4 avril dernier pour évaluer le risque représenté par ce danger sanitaire et propose des méthodes de lutte pertinente en cas d’introduction de l’agent pathogène sur le territoire (stamping-out, vaccination, claustration, stérilisation, vaccination …).

D'ores et déjà, compte tenu du fait que :
i. le delta-coronavirus sévissant en Asie et Amérique du Nord n’a jamais été détecté en Europe,
ii. que le sang séché et le plasma de porc entrent fréquemment dans la composition des aliments pour porcs,
iii. un chauffage insuffisant ou une contamination après chauffage pourraient disséminer le virus à partir de ces matières premières,
la Commission Européenne a décidé que le sang et plasma de porcs en provenance de pays tiers et destinés à entrer dans la composition d’aliments pour porcs doivent être traités à haute température puis stockés de manière à éviter toute contamination (20°C pendant 7 jours ou 24°C pendant 15 jours). Ces produits devront en outre être accompagnés d’un certificat. Ces mesures de sauvegarde provisoires entrent en vigueur le lendemain de la publication de la décision et pour une durée de 12 mois.
 
Téléchargez la décision de l'UE :
 
 
Source:
GDS France
 
Pour en savoir plus, consultez également :
 la plateforme d’épidémiosurveillance en santé animale UE-483-2014.pdf