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West Nile

Publié le 26/07/2004

Le virus du West Nile

26/07/2004
Le Virus du West Nile
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Par Anne Touratier
FNGDS.
La maladie de la West Nile est une zoonose. Il s’agit d’une maladie virale dont le cycle fait intervenir comme vecteurs des moustiques (essentiellement du genre Culex) et de nombreuses espèces d’oiseaux qui servent d’hôtes amplificateurs. Lorsque l’amplification du virus est importante, l’homme et les équidés peuvent être infectés. Ils sont alors des culs de sac épidémiologiques car ils ne peuvent pas infecter les moustiques. Si l’infection de l’homme et des équidés est asymptomatique dans une majorité de cas, elle peut entraîner des méningo-encéphalites graves comme en témoigne l’épidémie de 2003 aux Etats-Unis où l’on  a recensé 9858 cas humains dont 2866 encéphalites et 264 décès.
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Cette maladie sévit principalement dans les zones chaudes et humides, de manière sporadique ou endémique. Elle s’avère être une maladie saisonnière en zone tempérée où elle apparaît en été et en automne, notamment à la suite d’étés chauds, si l’humidité favorise la multiplication des moustiques vecteurs.
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L’infection par le virus du West Nile a été mis en lumière, d’une part, par son apparition (en 1999) et sa forte dissémination en Amérique du nord (Etats-Unis puis Canada), et d’autre part, par l'identification de cas équins en 2000 et équins et humains en 2003 dans le sud-est de la France (Camargue en 2000 et Var en 2003).
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L’A.F.S.S.A. note que en Europe et notamment en France, la situation épidémiologique semble actuellement très différente de celle de l’Amérique du nord avec un développement géographiquement circonscrit, ne présentant pas de tendance à l’extension, s’éteignant spontanément et d’ampleur faible.
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Le rapport note que le réseau de surveillance passive chez les équins est relativement opérationnel mais que « des actions de sensibilisation et de formation des praticiens spécialisés en médecine équine, ou plus généralistes, seraient ainsi souhaitables afin d’assurer une surveillance d’une sensibilité satisfaisante ».
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Par ailleurs le document constate que si « un dispositif de surveillance active (chez le cheval et/ou les oiseaux domestiques), qui satisferait à des exigences de sensibilité et de précocité raisonnables, impliquerait des coûts et des moyens humains et logistiques très importants (en particulier s’il était étendu à l’ensemble du territoire national) : coûts sans commune mesure avec les conséquences de l’infection en terme de santé publique… il serait souhaitable de mettre en place des enquêtes sérologiques chez les animaux (en particulier les chevaux et les oiseaux) dans les différentes régions françaises et, en premier lieu, dans les départements méditerranéens ».
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A.T.

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