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| Page mise à jour le 07/10/2012 | Un vaccin contre le virus Schmallenberg peut être disponible d'ici la fin de l'année
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A l'occasion d'une réunion scientifique qui s'est tenue mi-juin à Brighton (Royaume Uni) à la mi-juin, le laboratoire Merck Santé Animale (anciennement Intervet - Schering Plough en France) a fait état de l'avancée de ses travaux pour le développement d'un vaccin préventif contre le virus de Schmallenberg.
Le vaccin qui a mis au point est basé sur la souche sauvage du virus de Schmallenberg qui a été inactivée et contient un adjuvant qui stimule la réponse immunitaire.
Les chercheurs du laboratoire pharmaceutiques ont présenté des études qui montrent que la virémie est bloquée sur les veaux, les agneaux et les brebis gestantes vaccinés : «Dans nos études, nous avons examiné la réponse sérologique ainsi que la virémie et nous avons maintenant signalé que tous les animaux ont répondu à la formation d'anticorps neutralisant le virus. Pendant les essais, tous les animaux vaccinés ont été protégés contre l'infection du virus Schmallenberg (blocage complet de la virémie), alors que tous les contrôles mis au point la virémie après l'épreuve. En outre, nous avons trouvé une bonne corrélation entre les titres d'anticorps et une virémie», a déclaré Véronique Moulin, chercheur à l'unité virologique chez Merck Santé Animale.
Pour les responsables du laboratoire pharmaceutique, le vaccin est en voit d'obtenir son autorisation de mise sur le marché d'ici la fin de l'année 2012. Un processus accéléré qui bénéficie de l'expérience acquise avec la mise au point du vaccin contre le FCO : «Après avoir isolé le virus en décembre 2011, nous avons fait travailler avec diligence une équipe intégrée et pluri-disciplinaire du Centre BioSciences de Booxmeer (Pays-Bas) et de notre site de fabrication à Burgwedel (Allemagne) pour développer ce vaccin. Nous prévoyons, dans l'attente des approbations réglementaires, d'avoir un vaccin disponible pour nos clients d'ici la fin de cette année», a déclaré le Dr René Aerts, vice-président mondial de MSD.
Quand aux indications et à l'utilisation du vaccin, celles-ci demandent encore à être précisée. Pour le laboratoire, il s'agit de protéger des animaux qui n'ont pas été exposés au virus alors qu'ils sont dans des situations à risque : «Nous croyons que le vaccin va jouer un rôle potentiel dans la protection des jeunes animaux dans les fermes infectées et la protection des exploitations agricoles non infectées dans les zones de risque», a indiqué M. Aerts.
Un vaccin dont il faudra de toute façon évaluer le rapport coût - risque / bénéfice. Pour un virus très proche du virus Schmallenberg, le virus Akabane qui est présent en Australie et dans le Sud-Est Asiatique, les recommandations de vaccination portent uniquement sur les animaux naïfs introduits dans les zones où le virus sévit et mis aussitôt à la reproduction. D'autres travaux sont également encore nécessaires pour évaluer sa capacité à induire des anticorps protecteurs chez la vache gestante, et enfin relier la protection virologique de la mère à effet protecteur clinique c'est à dire l'absence de naissance d'agneaux ou de veaux malformés.
Pour en savoir plus, consultez le communiqué de presse sur le site de MSD :
http://www.merck-animal-health.com/news/2012-06-28-schmallenberg-virus-vaccine.aspx
MD
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