 |  | Bien détecter les chaleurs de ses vaches |
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.....Certains éleveurs imputent la dégradation des résultats de reproduction à l’accroissement de la production par vache et se résignent à vivre avec ce problème. Ce n’est pourtant pas une fatalité. La baisse des résultats de reproduction est un phénomène inquiétant sur le plan économique, fortement liée à la dégradation du taux de détection des chaleurs. Il existe des solutions pour mieux détecter les chaleurs. Il appartient à l’éleveur de pallier ce phénomène à travers le choix d’outils et de temps consacré à la surveillance de son troupeau.
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Saumande J. - 2000 |  | .............Le temps passé à la détection des chaleurs est le facteur principal d’amélioration du taux de détection: il est recommandé de surveiller les chaleurs 3 fois 20 à 30 minutes par jour. Cependant, les éleveurs ont de moins en moins de temps à consacrer à la surveillance de leur troupeau pour diverses raisons : baisse de la main d’œuvre, augmentation de la taille des troupeaux, participation à des réunions, besoin de temps libre et volonté d'une vie de famille...
"Il suffit d’une période de gros travaux comme la mise aux normes ou la construction d’un bâtiment pour que les résultats de fertilité du troupeau accusent le coup".
Il faut passer du temps à surveiller les chaleurs, mais pas à n’importe quel moment. Les périodes d’alimentation et de traite ne sont pas propices à l’expression des chaleurs. Il faut surveiller le troupeau à des périodes calmes.
Des outils fiables peuvent aider à la détection des chaleurs, mais ne sauraient en aucun cas remplacer l’éleveur, l’outil ne venant qu’en complément. Il en existe de tout type: planning ed fécondité, détecteurs de monte, podomètre, autres...
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 | 1. Les outils de suivi des évenements de repro :
Il est important d'enregistrer toutes les chaleurs et notamment la première après le vêlage. En répertoriant précisément les dates de chaleurs, il est alors possible de repérer les vaches susceptibles d'être en chaleur et de concentrer son attention sur ces individus. Il faut rappeler qu'une vache est censée revenir en chaleur tout les 21 jours (+/- 2 jours), durée d'un cycle oestral. Différents outils permettent de faire ce suivi :
Le planning de fécondité
Le planning de fécondité permet un suivi "manuel" des évenements de reproduction.
Prix indicatif d'un planning de fécondité : 10 € . |
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. |  | Le logiciel BOVITEL
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BOVITEL est un logiciel aidant à la gestion globale de son troupeau. Le module BOVITEL Bonnes pratiques peremt d'enregistrer les chaleurs. L'éleveur rentre la date des chaleurs directement sur son ordinateur ou à l'aide du Pocket PC. Le logiciel intègre les données et signale à l'éleveur les vaches à surveiller: vache n'étant pas venue en chaleur, les retours en chaleur à surveiller...
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Le GDS de l'Isère propose le logiciel BOVITEL.
Pour plus de renseignements contacter le GDS38 au 0820 482 437
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Il est indispensable d'avoir un moyen d'enregistrement des venues en chaleurs des vaches. Cependant, il faut tout d'abord savoir (ou pouvoir) identifier qu'une vache est en chaleur.
La vache change de comportements pendant la phase ovulatoire (ou oestrus) du cycle oestral : ce sont ces manifestations qui sont appelées « chaleurs ». Plusieurs signes de comportements sont décrits comme "signes de chaleur" par la bibliographie. Les outils d'aide à la surveillance des chaleurs permettent de détecter ces changements compormentaux :
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|  | 2. Les détecteurs de monte :
L'acceptation du chevauchement est le signe le plus fiable pour dire qu'une vache est en chaleur. Une vache en chaleur reste immobile quelques secondes, malgré l’autre vache qui pèse sur sa croupe et l'enserre généralement de ses pattes avant. En moyenne une vache en oestrus accepte 5 à 16 fois le chevauchement. Durant les heures qui précèdent ou suivent l'oestrus, la vache aura tendance à se faire chevaucher sans accepter, ou à chevaucher d'autres vaches: ce sont des indications qui peuvent aider à mieux surveiller sa vache.
Du simple crayon marqueur au capteur de chevauchement à distance, pour détecter les chevauchements, différentes techniques existent.
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 |  | Crayons marqueurs
Des crayons marqueurs sont utilisés pour marquer la base de la queue des animaux susceptibles de venir en chaleur. Quand l'animal se fait monter, la marque est modifiée ou presque effacée. Cette technique est très économique mais la vache peut devoir être marquée à nouveau tous les jours.
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Prix indicatif d'un crayon à marquer : 1 €
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 |  | Estrus Alert
Estrus Alert permet de savoir si une vache s'est fait chevaucher et si cette évenement c'est reproduit plusieurs fois.
La surface grise de ce patch auto-adhésif est progressivement gommée laissant apparaitre une surface orange fluorescente. Il est activé par friction (principe du "Jeu à gratter"). Après les premiers chevauchements, le signal fluorescent commence à apparaitre. C'est lorsque la bande fluorescente apparaît presque totalement, que l'on a affaire à de vraies chaleurs. Attention, fixation à faire avec soin.
Prix indicatif d'un Estrus Alert : 3 €
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|  | Detecteur de monte mécanique : Oestruflash
Il s’agit d’un dispositif contenant un réservoir d'encre que l’on colle sur la croupe de la femelle. Lorsqu’elle accepte le chevauchement, le éservoir éclate et l’encre diffuse dans toute la capsule qui ainsi se colore. La coque du reservoir est relativement resistante, ce qui évite les déclenchements par excès. L’encre est fluorescente pendant une douzaine d’heures ce qui permet de bien visualiser l’Oestruflash® dans l’obscurité. Après ces 12 heures, l'encre devient plus rouge terne, ce qui indique que la vache a été chevauchée depuis plus de douze heures. Cette indication peut avoir un impact sur la decision d'appel de l'inséminateur, l'intervalle début de chaleur - IA étant un facteur important dans la réussite à l'I.A.
Prix indicatif d'un Oestruflash : 5 €. |
 |  | Harnais marqueur
Les harnais marqueur sont à fixer sous la gueule d'un animal détecteur. Différents types d'animaux détecteur peuvent être utilisés: une taure, une femelle androgénisée(femelle à qui on injecte régulièrement des androgènes, hormones provoquant l’apparition des caractères sexuels mâles), une femelle nymphomane (femelle avec un taux anormalement élevé d’œstrogènes, ce qui fait qu’elle est attirée par les femelles en chaleur. C’est souvent une vache ayant un kyste folliculaire) ou un male avec déviation du pénis. Le male est plus risqué.
A chaque chevauchement, la femelle est marquée sous la croupe.
Il peut également être fixé sur un mâle "viable", ce qui permettra de connaître les femelles saillies. Cette utilisation est réservée aux élevages en monte naturelle. Attention, dans ce cas, le marquage n'est valable que s'il est visible sur les 2/3 avant du dos.
Prix indicatif d'un Harnais marqueur : 40 € |
Un Détecteur Elecronique de Chevauhement
(www.fmv.ulg.ac.be) |  | Les Détecteurs de Chevauchement Electronique (D.E.C.):
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Une base en textile est posée sur la croupe de la vache. On y introduit un détecteur électronique préréglé qui se déclenche au bout d’un certain nombre de chevauchement. Un D.E.C. qui clignote toutes les 10 secondes indique que la vache a accepté le chevauchement et qu’elle est en chaleur. Contrairement aux autres outils, le DEC n’est pas à usage unique, il peut servir pour plusieurs vaches.
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Prix indicatif d'un DEC: 280 €
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 | Les capteurs de pression à distance:
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Ils enregistrent et transmettent, grâce à un mini transmetteur radio, les données en temps réel et produisent des rapports identifiant les vaches et mentionnant la date et la durée des montes. Leur portée atteint 400 mètres. Différents systèmes commerciaux existent.
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 |  | 3. Les systèmes d'enregistrement de l'activité :
L’activité d’une vache augmente au cours des chaleurs. La quantification des déplacements de la vache est également un signe exploité pour la détection de l’oestrus. L’augmentation de la marche et la diminution des couchages peuvent être les témoignages d’une certaine fébrilité oestrale. Elle a tendance à être plus nerveuse, à aller plus aux contacts des autres. Elle peut marcher sur un cercle ou suivre une congénère « à la trace ». Elle se note soit par l’appréciation globale de l’éleveur, soit par l’utilisation de podomètres.
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|  | 4. Le système de vidéoSurveillance:
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La vidéosurveillance est générallement utilisée pour la surveillance des vêlages. Une étude récente à permis de démontrer que la vidéosurveillance pourrait être intéressante pour surveiller les chaleurs.
Il faudrait cependant s'équiper d'un système de vidéosurveillance spécial, permettant d'enregistrer en continue les activités des vaches. Un dépouillement en différé (de quelques heures) permettrait d'être 2 à 4 fois plus efficace (en temps et en sensibilité) que la surveillance éleveur.
Ce type de surveillance peut aussi être utilisé classiquement, pour surveiller son troupeau en direct.
Cette méthode de surveillance est encore à l'étude, mais semble très intéressante.
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 |  | 5. Les autres systèmes :
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 |  | Le dosage de progestérone :
En comparant le niveau de progestérone au jour de l’I.A. avec celui au jour 22-24 après l’I.A., on peut savoir avec 95 % de certitude si l’animal est en chaleur. Le niveau de progestérone est alors bas. Si la vache ne manifeste pas de chaleur, il peut y avoir eu une chaleur silencieuse, chaleur détectable avec la progestérone. Il faut se méfier si le taux de progestérone est élevé, car cela ne veut pas nécessairement dire que la vache est gestante, mais qu’elle est présumée gestante, une anomalie pouvant bloquer le cycle. Un test E.L.I.S.A. (Enzyme Linked Immuno Sorbent Assay), le plus rapide, prend environ 10 minutes, mais ne peut être utilisé en élevage pour des raison des coûts.
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 |  | Les palpations ou échographies des organes génitaux :
Un examen de routine par le vétérinaire 35 à 40 jours près vêlage permet de reconnaître les causes d’une anomalie de cyclicité, de savoir s’il y a eu oestrus ou de prévoir approximativement la prochaine chaleur ou encore de recommander l’usage d’hormones. Les ovaires peuvent être scannés par voie rectale.
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 |  | Les sondes vaginales :
Une relation existe entre la résistance électrique vulvaire et la période d’œstrus. Le dispositif est inséré dans la partie antérieure du vagin. Ceci nécessite de faire des manipulations délicates et exigent beaucoup de travail. Les variations pour une même vache et entre les vaches nuisent à la fiabilité des résultats.
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|  | Les systèmes de détection adaptés au système de traite :
Plusieurs compagnies d’équipements de traite proposent des options qui servent à la détection des chaleurs :
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- Mesure de la conductivité du lait : à chaque traite on mesure la conductivité du lait, une variation de celle-ci indique une chaleur probable de l’animal.- Mesure de la quantité de lait : on sait depuis longtemps que la quantité de lait peut être affectée au moment de la chaleur. Grâce à un capteur volumétrique, on peut enregistrer les variations, signe possible d’une chaleur. Une baisse de l’ordre de 5 % à la traite du matin du jour des chaleurs peut être observée. Cette technique est plus fiable au pâturage qu’en stabulation.
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Prix indicatif d'un compteur à lait : 300 €
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|  | La reconnaissance d'odeurs particulières :
Des résultats d'études ont montrés un changement d'odeurs périnéales particulières au moment de l'oestrus. Ces odeurs particulières dégagées par les vaches en chaleur semblerait pouvoir être reconnu par des nez électroniques ou des chiens entraînés. Cette technique est très marginale.
On ne sait pas si l’urine est la source des substances sexuelles odorantes ou si elle est juste porteuse de substances odorantes prélevées lors de son passage dans le vagin ou sur la vulve.
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...Plus d'articles sur le materiel d'élevage : consulter le site www.agrodirect.fr
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