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Petit ruminant

Brucellose, Leucose et Tuberculose : une distinction nécessaire... mais souvent oubliée

Derniére mise à jour le : 28/02/2005

28/02/2005 Tuberculose, brucellose et leucose :
une distinction nécessaire... mais souvent oubliée
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De nombreux appels arrivent au GDS en relation avec les prophylaxies, le plus souvent à cause de la non réception des ASDA (les "cartes vertes") pour des bovins de l'exploitation. Le plus souvent il se trouve que les cartes vertes sont bloquées car les qualifications sanitaires officielles et obligatoires pour l'élevage ne sont pas à jour.
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On s'aperçoit alors qu'il y a fréquemment confusion entre la tuberculose, la brucellose et la leucose. Le statut "officiellement indemne" de l'exploitation vis-à-vis de ces trois maladies est en effet nécessaire pour la délivrance des cartes vertes, que cela soit à l'occasion de la naissance d'un veau (la carte verte est alors éditée en même temps que le passeport de l'animal) ou d'un achat (la carte verte est alors éditée après qu'il y ai eu une validation sanitaire de l'introduction). Cependant, bien que proches sur un plan "administratif" ces trois maladies sont très différentes. Leurs prophylaxies le sont également en conséquence.
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Brucellose, Tuberculose et Leucose : une distinction nécessaire...
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La brucellose, plus communément appelée chez l'homme Fière de Malte, se traduit - toujours chez l'homme - par des accès d'une grosse fièvre ondulante sur des périodes de 1 à 3 semaines. Entre deux accès de fièvre l'individu atteint se porte le plus souvent normalement... La durée d'une "rémission apparente" peut parfois aller jusqu'à plusieurs années.
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Chez les mammifères (y compris l'espèce humaine), la brucellose entraîne des avortements. Elle peut se soigner chez les humains avec des tétracyclines. Le plus souvent les personnes qui sont atteintes ont été infectées par contact (sans port de gants de protection) avec les délivrances et les sécrétions génitales des animaux porteurs ou la consommation de produit à base de lait cru provenant des vaches ou de chèvres infectées. Lorsqu'on en avait encore de la brucellose en France (le dernier foyer animal pour le quart sud-est de la France a été découvert en 2001), c'était surtout une maladie professionnelle des éleveurs, des vétérinaires et du personnel d'abattoir.

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La tuberculose est LE "fléau" des 19 et 20ème siècles. Il s'agit d'une maladie à évolution "lente" (souvent chronique) avec formation d'abcès le plus souvent localisés dans les poumons : d'où la toux avec les crachats "sanglants" chez les personnes en fin d'évolution. Chez l'homme, la tuberculose se soigne très très difficilement en raison de la résistance de la bactérie à de nombreux antibiotiques. Ainsi, toujours chez l'homme, la durée minimale d'un traitement antibiotique de la tuberculose est de 6 mois avec des médicaments strictement réservé à cet usage.
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A la campagne les vaches ont longtemps constitué un "réservoir" et ont été à l'origine de la contamination humaine parce que parfois les abcès dus à la tuberculose se localisaient dans la mammelle. Le lait était alors contaminé, et s'il était consommé sans être pasteurisé, il entrainait la contamination de celui qui le buvait. Aujoud'hui en France, grâce à l'erradication de la tuberculose bovine, ces problèmes ont disparus.
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Malheureusement la tuberculose est avant tout une maladie liée à des conditions de vie médiocres favorables à la persistance du bacille (humidité, confinement, manque de soleil, mauvaise ambiance). De ce fait, elle représente de nouveau un grâve problème de santé publique mais dans les villes pour les personnes qui vivent dans des conditions précaires et les "sans abris".
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La leucose bovine enzootique (LBE) est une maladie virale spécifique aux bovins. La leucose se manifeste par des tumeurs. Lorsque la France n'était pas encore indemne, la découverte de ces tumeurs à l'abattoir était à l'origine de nombreuses et importantes saisies.
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Le virus de la leucose se transmet essentiellement par le matériel d'injection lorsqu'il n'est pas désinfecté ainsi que par l'absorption de colostrum provenant d'une vache porteuse. La prophylaxie de cette maladie est basée sur le dépistage et l'élimination des animaux porteurs. Dans les élevages atteints, l'utilsation d'aiguilles à usage unique est indispensable, ainsi que la thermisation du colostrum.
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... car les méthodes mise en oeuvre pour la prophylaxie sont différentes
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Il est important de faire la différence entre les trois problèmes, car les modalités de la prophylaxie de la tuberculose, de la brucellose et de la leucose n'ont rien a voir entre elles :
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La prophylaxie de la brucellose ne concerne pas que les bovins. Tous les ruminants domestiques (bovins mais aussi les ovins et les caprins) doivent faire l'objet d'un dépistage de cette maladie. Les brebies "tondeuses" et les chèvres "domestiques" dès lors qu'elles ont plus de six mois doivent être prélevées tous les ans par un vétérinaire sanitaire pour le dépistage de cette maladie. Ces prélèvements sont tout d'abord indispensables pour la santé et la sécurité des propriétaires de ces animaux car la brucellose est une zoonose grave. Même si elles ne sont pas mises à la reproduction, les brebis et les chèvres, dès lors qu'elles ont des chaleurs sont très contagieuses pour les personnes en contact si jamais elles sont infectées par la brucellose.
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la brucellose se dépiste par la recherche systématique de la bactérie en cause lorsqu'il y a un avortement, ainsi que des prises de sang et des analyses sur le lait (recherche d'anticorps dont la présence indique que l'animal a été en contact avec la bactérie "brucella"). Pour l'éleveur la déclaration de l'avortement est gratuite : la visite du vétérinaire sanitaire est directement prise en charge par la DDSV (Direction Départementale des Services Vétérinaires). En ce qui concerne les contrôles systématiques sur le lait ou par prises de sang, les règles sont liées à la prévalence de la maladie dans la zone d'élevage.
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la tuberculose est recherchée par l'inspection systématique des carcasses bovines en abattoir à la recherche d'abcès évocateurs dans les poumons, le foie, les ganglions. Lorsque la maladie était encore fréquente, il était interessant de la rechercher en élevage par des tests intra-dermo pratiqués à l'encolure sur les bovins vivants (les "tuberculinations"). Dans certains pays ces tests sont pratiqués dans le pli de peau à la base de la queue. Les animaux exposés à un contact récent avec la bactérie réagissent 48 à 72 après la piqure avec une tuméfaction de la zone où à eu lieu l'injection.
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la leucose est aujourd'hui d'une extrème rareté. Le dépistage se fait en fonction de la prévalence de la maladie dans le département. En Isère les troupeaux sont testés tous les trois ans : analyses dans le lait pour les élevages laitiers, et analyses sur mélanges de sérums pour les troupeaux allaitants. En cas de positivité, les animaux réagissant sont recherchés par des prises de sang et analyses individuelles. Les animaux infectés doivent alors être éliminés le plus rapidement possible.
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M.D.






























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