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Vaccination

La vaccination

Derniére mise à jour le : 27/11/2010

A l'origine, il y a une observation empirique : une infection guérie protège de la maladie. Partant de ce constat, l'homme essayera de mimer l'infection pour se protéger et protéger les animaux domestiques : c'est le principe de la vaccination...

La vaccination est l'avancée médicale et scientifique qui a le plus sauvé de vies, aussi bien humaines qu'animales. Aujourd'hui, le principe parait simple : on introduit chez l'homme ou chez l'animal une partie inoffensive du microbe responsable de la maladie contre laquelle on veut se protéger. L'organisme apprend alors à se défendre un peu comme un élève ou un soldat qui s'exercerait à "blanc". Ensuite, lorsqu'un individu vacciné est confronté à la maladie réelle, son système de défense immunitaire sait déjà la reconnaître et s'en protéger efficacement.

Mais l'histoire de la vaccination est plus complexe. Elle est liée à la progression de nos connaissances sur les maladies, leurs causes, leurs modes de transmission. Au cours des deux derniers siècles, la vaccination a montré son efficacité pour combattre nombre de fléaux. Mais aujourd'hui, grâce à l'éradication des grandes maladies dans les pays occidentaux, l'amélioration des conditions d'hygiène, et la très grande disponibilité des antibiotiques, les éleveurs et les citoyens ont oublié l'intérêt de la vaccination où la relèguent à une simple décision de protection individuelle. Une autre forme de refus de la vaccination fait suite aux peurs qu'engendre la médiatisation d'idées fausses même lorsqu'elles se révèlent non fondées par la suite.

Pourtant les programmes de vaccination ne sont pas uniquement des choix "individuels". D'abord parce qu'une maladie, qu'elle soit humaine ou animale ne "coûte" pas seulement au seul propriétaire des animaux où à l'individu. Pour toutes les maladies contagieuses, nous avons un prix collectif à payer. Non seulement le prix de la mutualisation ou de la solidarité, mais aussi le prix de la production et du travail qui n'est pas réalisé. C'est pour cela que face aux épidémies graves, le choix de promouvoir et parfois d'imposer une vaccination relève également d'une décision collective et donc de l'action du politique.

Vos Groupements de Défense Sanitaire (GDS) ont toujours réfléchi à l'opportunité d'une vaccination et face à toutes les maladies pour lesquelles une vaccination était disponible, il en ont pesé le pour et le contre: coût, efficacité, risques, tout est mis dans la balance, de manière objective, sans présupposé idéologique ni influence commerciale. Par le passé, d'abord avec la Fièvre Aphteuse, puis la brucellose et la rage. Plus récemment avec la mise en place d'une vaccination ciblée contre l'IBR des animaux IBR positifs, ou bien la réflexion sur la place de la vaccination dans la lutte contre la BVD avec pour objectif d'éviter la naissance veaux IPI dans nos élevages, où encore nos actions répétées pour obtenir la possibilité d'importer un vaccin pour prévenir la fièvre charbonneuse dans les élevages dont les pâtures sont contaminées.
 
Petite histoire de la vaccination:
A l'origine tout est affaire de vaches et de moutons...


A l'origine de la vaccination, il y a une observation empirique : une infection guérie protège de la maladie. Partant de ce constat, l'homme essayera de se protéger et de protéger ses animaux par la vaccination dont le but est de mimer une infection. Plus que toute autre branche de la médecine, l'histoire de la vaccination mèle médecine humaine et médecine vétérinaire. Encore aujourd'hui, c'est un domaine en perpétuel progrès

La lutte contre la variole

En occident, l'histoire de la vaccination commence avec celle de la variole. Cette maladie, strictement humaine, endémique en Asie a été introduite en occident vers le VIème siècle avec les premières invasions arabes. Aujourd'hui, grâce à la vaccination, la variole a été totalement éradiquée de la surface de la terre. Mais jusqu'au XIXème siècle, elle entraine une importante mortalité et marque physiquement la peau des personnes qui l'auront contractée et qui y survivent.

Les premières tentatives de prévention de la variole nous viennent d'Asie. Constatant qu'une personne qui a été atteinte de la variole n'est quasiment jamais atteinte une seconde fois, les médecins chinois, puis en occident à partir du XVIIIème siècle, utilisent des techniques d'inoculation de pus à partir de patients atteints de variole dans l'objectif de provoquer une forme bénigne de la maladie (la petite variole). A la même époque, de nombreuses autres maladies feront l'objet de tentatives d'inoculations : la peste bovine, la clavelée des moutons, la péripneumonie des bovidés, la syphilis,... Toutefois, l'inocculation directe depuis des animaux ou des personnes malades s'avèrera rapidement sans issue : la mortalité (de l'ordre de 1 p.cent), les accidents et une faible efficacité suite à ces essais étant très fréquents.

La lutte contre la variole connait une véritable avancée à la fin du XVIIIème siècle. Eleveurs et médecins observent que les trayeuses, dont les mains sont fréquemment atteintes de vaccine, ne contractent pas la variole. En 1796, Edward Jenner inocule la vaccine à des enfants puis les soumets à l'inoculation de la variole. Ceux-ci sont protégés. Sa méthode sera diffusée dans toute l'Europe et sauvera des millions de vies. Toutefois, en l'absence de moyens pour conserver, multiplier, transporter la vaccine, les inoculation se feront "d'animal à enfant" jusqu'au milieu du XIXème siècle. Les terme vaccine vient de vacca, vache en latin.

Les avancées de la science


C'est à partir du milieu du XIXème siècle que la vaccination sera réellement mise au point et connaîtra son essort. Les connaissances sur les microbes progressent : Robert Koch met au point les premières méthodes de culture des bactéries, agents infectieux responsables des maladies. Louis Pasteur observe que les bactéries cultivées perdent leur virulence lorsqu'elles sont laissées à l'abandon. En 1881, il réalise la première vaccination animale "grandeur nature" en protégeant contre la fièvre charbonneuse un troupeau ovin en Seine-et-Marne. En hommage aux travaux de Edward Jenner, il utilise le terme "vaccin". Suivra ensuite la mise au point de la vaccination contre la rage qui le rendra célèbre. A la suite de ces succès, les chercheurs mirent au point des vaccins contre la tuberculose, le tétanos, le choléra, la typhoïde,.... En médecine vétérinaire, ce sont les vaccins contre le rouget du porc, le tétanos, l'entérotoxémie,... Dans les années 1920, Gaston Ramon fera faire d'important progrès grâce à ses travaux sur l'utilisation des sérums, la purification des toxines diphériques et tétaniques.

Les grandes prophylaxies

Après la seconde guerre mondiale l'agriculture doit relever un nouveau défit : il s'agit de nourrir une population en pleine expansion et de moins en moins agricole. La fièvre aptheuse, en raison de la mortalité et des séquelles sur les animaux qui ont été atteints est la principale limite à la rentabilité de l'élevage. Dès 1960, dans la plupart des pays d'Europe la vaccination contre la fièvre aphteuse est généralisée et rendue obligatoire. Suivront une dizaine d'année plus tard la lutte contre la brucellose, puis la vaccination contre la rage. Très rapidement, grâce à la vaccination le nombre de foyers s'est considérablement réduit. L'association vaccination et abattage des animaux contaminés permet alors d'eradiquer complètement ces maladies. A la fin des années 1980, la vaccination contre la fièvre aphteuse, la brucellose et la rage, ne présentant plus d'intérêt, à pu être arrêtée.

L'avenir

Aujoud'hui, les connaissances en immunologie permettent de comprendre ce qui améliore ou limite l'efficacité des vaccins. L'épidémiologie permet de choisir de manière rationnelle les maladies contre lesquelles une vaccination présente un intérêt réel. Mais pour les scientifiques de nombreux défits persistent :
- comment prolonger la mémoire immunitaire de la vaccination ?
- comment vacciner les sujets très jeunes (et dans le cas de la médecine humaine les sujets très âgés) ?
- comment immuniser vis-à-vis de maladies chroniques qui par nature déjoue les mécanismes de défense des animaux ?
- comment concevoir un vaccin capable d'immuniser vis-à-vis de certains agents caractérisés par leur capacité à évoluer ou muter (FCO, grippe, VIH, paludisme,...) ?

Quelques dates

  • 1721 Lady Montagu rapporte de Turquie la variolisation en Grande-Bretagne. La variolisation est alors pratiquée par les chinois le long de la route de la Soie depuis XVIème siècle.
  • 1796 Edward Jenner inoccule la vaccine (variole des vaches) à des enfants pour les protéger de la variole 1881 Louis Pasteur réalise la première vaccination contre le charbon d'un troupeau ovin
  • 1884 Robert Koch et Friedrich Loeffler établissent la relation de cause à effet qui lie un microbe à une maladie (postulat de Koch)
  • 1885 Vaccination contre la rage de Joseph Meister alors âgé de 9 ans qui vient d'être mordu par un chien enragé. Joseph Meister sera sauvé et deviendra le gardien de l'Institut Pasteur jusqu'à sa mort en 1940.
  • 1897 Friedrich Loeffler montre l'origine virale de la Fièvre Aphteuse
  • 1902 Les premiers auto-vaccins et la vaccinothérapie 1921 Mise au point par Albert Calmette et Camille Guerin du vaccin contre la tuberculose qui porte leur nom : BCG pour Bacille de Calmette Guerin 1923 Vaccin contre la diphtérie mis au point par Gaston Ramon
  • 1926 Vaccin contre le tétanos mis au point par Gaston Ramon. La même année il montre l'intérêt des adjuvants pour améliorer l'efficacité des vaccins.
  • 1944 Vaccin contre la grippe mis au point par Thomas Francis Jr.
  • 1950 La vaccination contre le tétanos est rendue obligatoire en France
  • 1951 Vaccin contre la Fièvre Aphteuse 1953 Vaccin contre la polyomélite
  • 1977 Premier vaccin anti-tumoral : il s'agit du d'un vaccin destiné à prevenir chez le chat les tumeurs dues à l'infection par un lentivirus (le FeLV)
  • 1984 Mise au point des ISCOM (immune stimulating complexes) qui permettent de guider la nature de la réponse immunitaire sollicité chez l'animal vacciné par Bror Morein
  • 1997 Premiers essais concluants de vaccins à ADN sur des souris


Un vaccin comment ça marche ?
Rendre les microbes inoffensifs


La vaccination repose sur la mémoire immunitaire : apprendre à l'organisme à reconnaître un microbe... et à l'attaquer là où il est vulnérable.

L'intérêt de la vaccination est de générer la formation de globules blancs "mémoire" (les lymphocytes T4). En cas de nouvelle exposition à l'agent pathogène, ceux-ci entraineront une réponse du système immunitaire accrue. Mais pour être efficace, la réponse  devra se faire se faire avec des armes adaptées et au bon endroit : les vaccins induisent une protection avant tout basée sur les anticorps : les anticorps produits grâce à la vaccination devront donc pouvoir neutraliser les agents pathogènes avant que ceux-ci ne provoquent les symptomes de la maladie.


Vaccins vivants ou atténués

Les vaccins atténués font appel à une forme non pathogène du micro-organisme contre lequel on veut se protéger. La forme non pathogène est obtenue par une culture dans des conditions défavorables, ou par sélection d'un mutant. L'avantage du vaccin atténué est que le pathogène atténué simule véritablement une infection sans conférer la maladie. Dans la plupart des cas, comme le micro-organisme est vivant, il stimule suffisamment le système immunitaire pour induire la production de cellules mémoire pour une longue durée. Par ailleurs, le génie génétique rend possible de faire produire les antigènes d'autres agents pathogènes. On parle alors de vaccins hétérologues ou vaccins à vecteurs vivants multivalents. Ceci permet d'induire simultanément une immunité contre plusieurs agents infectieux différents.

Cependant, pour les vaccins contenant des organismes vivants, il y a un degré d'imprévisibilité. Les microbes atténues peuvent revenir à une forme pathogène (risque de réversion) ou à l'inverse, trop atténués ils ne seront pas suffisamment immunogènes. Enfin, si un système immunitaire normal peut facilement éliminer un microbe atténué, un système immunitaire affaibli peut être débordé. Actuellement, les techniques de génie génétique permettent de contourner ces inconvénients en supprimant les gènes qui sont responsables de la virulence.

Les vaccins vivants sont particulièrement sensible aux conditions de stockage, de préparation et d'emploi. En cas de gel, ou de chaleurs, les micro-organismes qu'ils contiennent vont mourir ou perdre leurs caractéristiques. De même en cas de mélange du vaccin avec d'autres produits (y compris des vaccins). Plus qu'avec tout autre produit, il faut scrupuleusement respecter les recommandations de stockage et d'utilisation avec les vaccins vivants.

Les vaccins atténués sont particulièrement interessant lorsqu'une réponse immunitaire locale (intestin, poumon,...) est recherchée. C'est le cas avec les vaccins respiratoires ou les vaccins anti-parasitaires.

Exemples de vaccins atténués : Mucosiffa (BVD), Rispoval (RSV), Bovilis IBR (IBR), Ecthybel (Ecthyma)...

Vaccins tués ou inactivés

Un vaccin inactivé utilise un agent pathogène qui est mort et par conséquent qui n'est pas capable de se multiplier au sein de l'hôte. L'inactivation est obtenue par la chaleur ou des moyens chimiques, tout en veillant à ce que les antigènes de surface du microbe soient préservés intacts. Les vaccins inactivés sont généralement très surs, mais ne sont pas entièrement sans risque, car il peuvent contenir des fragments de bactéries succeptibles de provoquer des réactions anaphylactiques. En outre, une seule injection d'un vaccin inactivé est rarement suffisante pour induire une immunité protectrice. L'organisme de l'animal vacciné ayant tendance à se débarasser très rapidement des agents pathogènes morts, la primo-vaccination nécessite généralement plusieurs injections et les vaccins inactivés sont souvent rendus immunogènes par l'adjonction d'adjuvants. De plus, les vaccins inactivés induisent une réponse immunitaire basée uniquement sur des anticorps (immunité humorale) ce qui les rend sans intérêt vis-à-vis de ceux des agents pathogènes dont les mécanismes d'infections sont essentiellement intra-cellulaires.

Les vaccins inactivés sont particulièrement efficaces lorsqu'une la réponse immunitaire de l'organisme avec des anticorps est efficace pour lutter contre la maladie. Ils sont également particulièrement facile à mettre en oeuvre ce qui fait qu'ils sont utilisés pour la production d'auto-vaccins.

Exemple de vaccins inactivés : Salmopast (Salmonellose et pasteurellose), Rotavec (entérites néonatales), Bluevac-1 (FCO sérotype 1),...

Vaccins à antigènes purifiés, vaccins sous-unitaires et vaccins à base de peptides et glycoprotéïnes de synthèse

L'utilisation d'un agent pathogène complet présente parfois des risques et induit une réponse immunitaire "dispersée" par spécialement dirigée contre la partie "sensible" du microbe sur laquelle le système immunitaire doit concentrer ses efforts s'il veut l'éliminer. Ces inconvénient peuvent être contournés en "cassant" l'agent pathogène et en en gardant que les parties intéressantes pour induire une réponse immunitaire. La mise au point de ces vaccins est beaucoup plus difficile que celle des vaccins précédents car il faut trouver la bonne combinaison entre les sous-parties de l'agent pathogène et les adjuvants pour avec une réponse immunitaire protectrice.

Exemples de vaccins : Tecvax Pasteurella 1/6 (pasteurellose), Coxevac FQ,...

Le coût des recherches pour la mise au point des vaccins à antigènes purifiés sont importants. Plutôt que d'essayer de purifier des antigènes à partir de bouillons de l'agent pathogène, le génie génétique permet de faire produire les antigènes immunogènes par d'autres bactéries. Le premier avantage est que l'on dispose ainsi de solutions presque pures contenant le bon antigène sans plus aucun risque de pathogénicité ni lien avec des prélèvements fait sur des animaux. Le deuxième avantage c'est considérant que le vaccin induit une réponse immunitaire humorale (des anticorps) il devient possible de faire développer à l'organisme des anticorps dirigés contre les stades où l'agent pathogène est présent dans le sang.

Vaccin à ADN

Depuis les années 1950 il a été observé que l'injection d'ADN suscitait une très forte réaction immunitaire. Mais ce n'est que très récemment qu'il a été possible d'utiliser avec succès ces propriétées pour mettre au point des vaccins sur des... souris ! Toutefois l'utilisation de ces techniques pose beaucoup de difficultés principalement parce qu'il existe une réponse croisée avec l'ADN de l'individu. Pour l'instant, cette technologie vaccinale ne présente pas d'intérêt pour les plans de vaccination courants contre les infections virales ou bactériennes. En revanche, c'est une voie très prometteuse pour la vaccination des patients qui présentent un déficit immunitaire grave ainsi que contre les maladies chroniques.


Développement et mise au point des vaccins :
Une batterie de tests jusqu'à la commercialisation d'un vaccin

Le vaccin est un médicament obtenu à partir d'organismes vivants,. Sa conception et sa fabrication sont soumises à une grande rigueur et de nombreux contrôles pour éviter toute dérive qui pourrait remettre en cause son efficacité et son innocuité.

Tout commence par l'élaboration d'un process permettant d'obtenir un vaccin dont le bénéfice est supérieur aux risques. Des échantillons sont ensuite fabriqués pour effectuer des essais cliniques sur des animaux. L'étape 1 consiste à vérifier l'innocuité (absence d'effets secondaires) sur des animaux sains et à long terme. L'étape 2 concerne l'efficacité : plus de 80 % des animaux doivent être immunisés après administration du vaccin.

Le laboratoire fait ensuite une demande d'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), soit auprès de l'Agence Française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), soit directement auprès de son équivalent européen (EMEA) en constituant un dossier démontrant l'innocuité, l'efficacité et la reproductibilité des procédés de fabrication.
Après obtention de l'AMM, la fabrication industrielle peut commencer.

Une fois l'AMM obtenue, le laboratoire continue à faire des contrôles pour garantir la qualité du vaccin
Pour chaque lot de vaccins produits, le laboratoire envoie des échantillons au laboratoire officiel de contrôle des médicaments (OMCL). Après un dernier test de conformité, le lot reçoit un certificat (EBR pour European Batch Release) qui autorise sa  commercialisation.

Indications et contre-indications des vaccins :

Le programme de vaccination doit tenir compte à la fois du risque sanitaire mais aussi des conditions de vie et du stade des animaux à vacciner


La mémoire "mémoire immunitaire" est en général très bonne chez les animaux jeunes. Selon les vaccins, elle sera entretenue par des injections de rappel.
 
* les vaccins sont le plus efficace contre les maladies "aigues" , c a d qui frappent brutalement : en effet, dans les maladies chroniques, les agents pathogènes mettent en oeuvre des stratégies destinées à contourner la réponse immunitaire.
 
Vacciner des animaux très jeunes

La vaccination du très jeune animal pose deux difficultés :
- la  présence  des  anticorps  maternels qui peuvent interférer,
- son système immunitaire qui n'est pas encore mature.
Pour  les  bovins,  ovins,  caprins,  on peut considérer qu'à partir de l'âge de 3 mois, il est possible de les vacciner et d'escompter une protection durable.

Protéger les jeunes par la vaccination des mères

Oui, mais pas pour toutes les maladies. En fait tout dépend de la nature des anticorps protecteurs. Ainsi, on a une très bonne efficacité des anticorps du colostraux pour ce qui est de la protection contre les diarrhées virales et bactériennes, ainsi que par exemple contre la BVD. Mais à l'interse, le colostrum est incapable de transmettre une protection contre les infections respiratoire. Vis-à-vis des infections respiratoires du veau et de l'agneau et du cabris, hygiène et bonne ambiance dans la nursery sont les mots clés de la prévention.

Encadré : critères pour un protection colostrale efficace :
- précocité : dans les 6 heures qui suivent la mise-bas;
- quantité : 6 à 8 litres pour un veau, 0,5 litres pour un agneau ou un cabris, 0,2 litres pour un porcelet.
- qualité : la mère ne doit pas souffrir d'affection parasitaires ou d'une carence alimentaire.
En cas de besoin, il est possible de compléter la prise colostrale par la distribution d'un colostrum du commerce. Veillez alors à la bonne température (38°C), mais ne jamais réchauffer au micro-onde ou chauffer a plus de 45 °C un colostrum : au délà de 45°C, la chaleur dénature définitivement les anticorps !


La vaccination des femelles gestantes


D'une manière générale, au cours de la gestation, les femelles ont un système immunitaire qui est mis en veilleuse. Pour les vaches laitières, l'acidose chronique à laquelle est sont exposées n'arrange pas les affaires non plus. Ceci initialement ayant pour objectif de permettre le maintien et le développement du foetus. Aussi, le seuls vaccins que l'on réalisera sur des femelles gestantes seront :
- en fin de gestation les vaccins destinés à renforcé la richesse du colostrum en anticorps. cette vaccination devra être réalisée au plus tard 3 semaines avant la date prévisible de mise bas ;
- les rappels des programmes de vaccinations qui ont été mis en oeuvre sur les génisses.
Lorsqu'on commence un programme de vaccination par une primovaccination sur une femelle gestante, d'une manière générale, le résultat est moins bon que si on avait commencé par vacciner la vache quand elle est encore génisse et avant sa première IA.

Les rappels


Les  vaccins sont plus efficaces contre les maladies aiguës
A l'inverse les vaccins sont plus difficiles à mettre au point contre les maladies chroniques car les agents pathogènes responsables arrivent à contourner les défenses immunitaires des animaux.

Les vaccins existants :
Le programme de vaccination de votre troupeau est-il adapté ?


L'intérêt d'une vaccination est à étudier pour chaque pathologies en mesurant les bénéfices apportés au regard :
- des pertes potentielles (animaux, traitement, production) du fait de la maladie,
- du coût de la vaccination (produit, temps).

Pharmacovigilance :
La surveillance l'efficacité et de l'inocuité des vaccins est l'affaire de tous, éleveurs, vétérinaires, laboratoires...


La pharmacovigilance c'est la surveillance en continue bénéfices et des risques apportés par les médicaments. Ce dispositif mobilise les vétérinaires, les pharmaciens, les fabricants des médicaments et l'Agence Nationale du Médicament Vétérinaire (ANMV-AFSSA). Lorsque des effets indésirables comparables se répètent, l'objectif est de pouvoir les détecter afin d'améliorer la sécurité d'emploi du médicament, ce qui se traduit par l'une des mesures suivantes :

-        Ajout de précautions dans la notice du médicament,
-        Modifications des indications du médicament,
-        Suspension de l'autorisation de mise sur le marché (temporaire ou non).

Mais à la base, ce système ne peut fonctionner pleinement qu'avec la participation active de tous, à commencer par les éleveurs qui sont au contact quotidien de leurs animaux et les premiers à pouvoir observer et rapporter d'éventuels effets indésirables.

La télédéclaration des effets indésirables peut se faire par internet :
http://www.ansespro.fr/notificationMV/

Collecte et classification des données


Le professionnel de santé qui a prescrit (vétérinaire) ou délivré (vétérinaire ou pharmacien) ou encore fabriqué (laboratoire pharmaceutique) le médicament à l'obligation (décret du 2 juillet 1999) de contacter le CPV (Centre de Pharmacovigilance Vétérinaire à Lyon) dès lors qu'il a connaissance d'effets indésirables. Au CPV les effets secondaires répertoriés sont classés et analysés selon une norme internationale, le système ABON:
-        l'administration du médicament est responsable de manière certaine ou probable des effets indésirables observés : classification A (probable)
-        l'administration du médicament est peut-être responsable : classification B (possible)
-        on ne peut pas conclure : classification O (non classifiable)
-        une explication autre existe : catégorie N (improbable)

A ce stade, il est important de savoir que plus on signale précocement un effet secondaire, et plus sa description est précise, meilleure sera sa prise en compte.

Tous les avis et rapports de l'ANMV-ANSES sont publics (conformément aux directives de l'UE) et consultables sur son site internet: www.anmv.afssa.fr.





































































































































































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