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PCR, antigénémie, sérologie quand les prises de sang permettent de traquer les infections microbiennes

Derniére mise à jour le : 30/09/2008

PCR, antigénémie, sérologie…
Quand les prises de sang permettent de traquer les infections microbiennes
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Pour le vétérinaire et l’éleveur confronté à une maladie infectieuse, la prise de sang est toujours très riche d’enseignements. Encore faut-il savoir la « faire parler » et interpréter correctement les résultats. On peut classer les analyses en deux grandes familles : les analyses dites « directes » comme la PCR qui mettent en évidence « directement » l’agent responsable de l’infection, et la « sérologie » qui permet de montrer que l’animal a été en contact avec le microbe.
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Les analyses « directes » révèlent la présence du microbe
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Les analyses dites directes permettent de montrer la présence (ou l’absence) de l'agent responsable de l’infection :
 observation au microscope pour la recherche des parasites (comme la piroplasmose ou l’ehrlichiose),
 techniques de biologie moléculaires pour la recherche du gène grâce à la PCR. La PCR permet de révéler d’infimes quantités d’ARN ou d’ADN. Pas la moindre plus petite trace de virus ou de bactérie recherché ne lui échappe.
 enfin d’autres techniques de laboratoire sont utilisée et mettent en évidence un microbe vivant (ce sont la bactériologie et la virologie) ou un morceau du microbe (c'est l’antigénémie).
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Les analyses « directes » ont ceci en commun qu’elles doivent être pratiquées sur des animaux malades et en tout état de cause à un stade où ils sont « infectieux » ou « porteurs du microbe ». Si l’animal est complètement guéri, la recherche directe du microbe ne présente plus beaucoup d’intérêt… car en principe, il a été éliminé !
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Mais les techniques directes sont souvent coûteuses, difficiles à mettre en œuvre et nécessitent souvent de prélever non pas du sang mais des morceaux d’organes, des dejections, du lait,... Elles doivent également être réalisées le plus souvent à des stades précis de l'évolution de l'infection. C’est pourquoi plutôt que de rechercher directement le microbe, les médecins et les vétérinaires préfèrent rechercher les traces de son passage.
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Les anticorps sont une véritable "mémoire immunitaire". Grâce à eux, on peut retrouver la trace d'une infection récente ou ancienne
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A chaque infection que subit l’organisme, il développe des défenses immunitaires qui persistent de plusieurs mois à plusieurs années. Ce sont les anticorps que l’on retrouve dans le sang et qui gardent ainsi la mémoire des infections. Cela permettra à l’animal de réagir plus rapidement en cas de nouvelle infection par le même microbe. Le mot « sérologie » désigne l'analyse du « sérum », c'est-à-dire la partie surnageante du sang après la coagulation du caillot. Le sérum est facile a obtenir (une prise de sang suffit), à conserver et transporter, et à manipuler. Au laboratoire, la recherche des anticorps dans le sérum des animaux a été très largement automatisée depuis plus d’une vingtaine d’années. Mais comment utiliser à bon escient la recherche des anticorps ? D’abord, il ne faut pas trop se presser. Généralement, les anticorps sont détectables entre 10 et 30 jours après le début de l’infection. Ensuite, leur deuxième caractéristique, est souvent de persister longtemps, surtout si c'est n'est pas la première fois que l'animal est atteint. Il faut donc prendre des précautions avant de conclure trop hâtivement face à un résultat sérologique, qu’il soit d’ailleurs négatif ou positif :
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 des animaux malades mais prélevés dans les tous premiers jours de leur maladie risquent d’être séronégatifs ; si on a des résultats séronégatif mais malgré tout un fort doute, il faut renouveler les analyses sur les mêmes animaux 3 à 4 semaines après : soit ils deviennent séropositifs et cela confirme alors la cause des problèmes, soit ils restent négatifs, et c’est seulement à ce moment que l’analyse permet d’éliminer la cause suspectée.
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 des animaux âgés et séropositifs face à une maladie répandue peuvent avoir été infectés il y a bien des années et avoir éliminé le microbe. Quand on ne peut pas renouveler les prises de sang, il faut souvent privilégier les prélèvements sur des animaux jeunes. Un bovin de 12 mois qui est séropositif ne peut qu’avoir été infecté qu’au cours des 12 mois précédents. S'il est positif, c'est que l'infection est passé par là dans l'année qui précède. A l'inverse, pour une vache âgée de 10 ou 15 ans qui est séropositive et qui n'a jamais été analysée précédemment…
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De l'analyse individuelle...
à l'examen d'un groupe d'animaux et à la prophylaxie
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Une seule analyse sur un seul animal est-elle suffisante pour conclure à la présence ou l'absence d'une maladie dans un troupeau ? Dans le cas des analyses directes : oui. Mais dans le cas des sérologies, la réponses doit être beaucoup plus nuancée.
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D'abord, l'immunité n'est pas quelque chose d'absolu. La présence ou l'absence d'anticorps dépend de nombreux facteurs qui ne sont pas forcément liés à l'agent infectieux :
 s'agissait-il de la première infection de l'animal ou est-ce qu'il a déjà été confronté plusieurs fois à la maladie ?
 combien de temps s'est écoulé entre le début de l'infection et la prise de sang ?
 avait on pratiqué déjà des vaccins ?
 l'animal est-il traité ? certains médicaments modifient la réponse immunitaire,
 âge et le stade physiologique de l'animal ou des animaux prélevés ?
 état d'engraissement ?
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Conclusion : face à une même infection, chaque individu développera des taux d'anticorps différents, mais qui dans la majorité des cas, sont suffisamment élevés pour faire facilement la différence avec un animal qui n'a pas été infecté. Mais c'est pourquoi il ne faut jamais interpréter un résultat sérologique "isolément", mais toujours prendre en compte :
 le statut du troupeau dont vient ou bien où se trouve l'animal examiné ?
 en l'absence de statut pour la maladie examinée, s'assurer par un échantillon suffisamment grand (prises de sang sur au moins une dizaine d'animaux) que l'on détectera un problème où qu'on pourra à l'inverse l'exclure si tout est négatif.
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