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Fil sanitaire

Désinfection : une arme simple trop souvent ignorée

Derniére mise à jour le : 22/09/2012

Désinfection : une arme simple trop souvent ignorée
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Voir également :
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 la désinfection
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 aménager ses bâtiments d'élevage pour mieux désinfecter
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Tous les produits pour la désinfection et la protection sanitaire de votre exploitation sélectionnés par les GDS sont disponibles chez :
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Les bâtiments d'élevage constituent un environnement propice au développement d’une multitude de microorganismes et de parasites. Si on ne fait rien, microbes et parasites vont pénaliser lourdement les performances de l'exploitation et compliquer le travail de l’éleveur. La désinfection est l'arme de la prévention par excellence.
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Faites baisser la pression !
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Le séjour des animaux en bâtiment concerne tous les types d’élevages : bovins, caprins, ovins… Cette durée, dans nos régions, peut atteindre 6 mois par an, voir plus selon la production. Les animaux polluent leur milieu de vie : ils rejettent des gaz (CO2, Ammoniac, Méthane), de la vapeur d’eau, des fèces, le tout chargé de bactéries, de virus, de parasites. Les activités de l’éleveur : alimentation, litières… favorisent également la dispersion de poussières et la contamination du milieu.
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Ces microorganismes se multiplient et colonisent le bâtiment. La pression microbienne augmente et accentue le risque qu’une population de microbes pathogènes déclenche des maladies sur les animaux. Le danger est parfois plus sournois. Les bactéries, les virus, les parasites peuvent résister plusieurs mois dans les matières organiques du milieu. Il se peut que cette année un ou deux animaux aient été malades. Ils « ensemencent » le milieu. Les désordres sanitaires n’apparaissent qu’à la saison suivante, ou sur le lot suivant. Un seul moyen efficace de prévenir cette montée de la pression microbienne : décontaminer régulièrement le milieu par une désinfection. Les techniciens des GDS s’accordent pour dire qu’il est malheureusement trop peu utilisé : « Bien souvent les éleveurs ne déclenchent une désinfection que quand le mal est fait et que les pertes économiques pèsent : mortalité, pertes génétiques, morbidité, travail de soin, frais vétérinaires, retard de croissance et que la spirale devient infernale. Même si la surface des bâtiments augmente il est toujours possible d’agir par zones successives ».
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Résistance dans le milieu extérieur des agents infectieux responsables de diarrhées néonatales chez les bovins (d'après GDS23)
Résistance dans le milieu extérieur des agents infectieux responsables de diarrhées néonatales chez les bovins
Virus Rotavirus, coronavirus Plusieurs mois
BVD Plusieurs semaines en présence de matière organique
Bactéries Collibacilles Plusieurs mois
Clostridies Plusieurs années (spores)
Salmonelles Plusieurs mois
Parasites Cryptosporidies 1 à 2 ans
Coccidies Plusieurs années
Ascaris Plusieurs années
Strongyloïdes Vit dans le milieu extérieur

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Renforcez les barrières sanitaires
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La désinfection du bâtiment est indispensable. Mais elle n’est pas la seule barrière de la prévention sanitaire. Les voies de contamination sont nombreuses.
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L’achat de bétail de renouvellement implique le dépistage des maladies les plus graves et une mise sous surveillance en quarantaine avant de mettre les animaux achetés en contact avec son troupeau.
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Les accès aux bâtiments doivent intégrer des pédiluves entretenus.
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Les matériels en commun notamment les bétaillères doivent impérativement bénéficier d’une hygiène irréprochable avec des désinfections régulières. Même si elles ne sont pas un vecteur direct, elles restent une voie de contamination possible pour l’IBR, la BVD, La Fièvre Q, mais aussi pour les boiteries comme la maladie de Mortellaro.
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Agir dans les règles de l’art !
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Une désinfection efficace implique de respecter quatre étapes, pour garantir une pleine action des désinfectants. Les animaux étant bien entendu absents du local, il est plus facile d’intervenir lorsque les effectifs sont au plus bas, et en période où la météo est la plus favorable pour le ressuyage.
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Le chantier commence par un nettoyage mécanique et manuel méticuleux, pour évacuer tous les restes alimentaires, les déjections, les litières, avec si possible un dépoussiérage par aspiration, plutôt que par soufflage. Des études ont montrées qu’en aviculture, 1 gramme de poussière pouvait contenir plus de 200 000 colibacilles. Les sols sont raclés pour éliminer les principaux dépôts de matières organiques. Les sols en terre battue sont aussi raclés et balayés.  
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Les surfaces sont ensuite détrempées : sol, mûrs, cornadis, mangeoires, attaches, plafond… La matière organique desséchée et incrustée, va alors se gorger d’eau et perdre de sa force d’adhésion. L’opération peut être répétée plusieurs fois si nécessaire. La consommation d’eau est d’autant plus faible que le nettoyage aura été soigné. Il faut compter environ 2 litres d’eau par m². Un simple jet à basse pression suffit. Le mouillage peut être amélioré par des produits détergents ou des produits mouillants. Leur application requiert un matériel plus adapté comme le canon à mousse. Le détrempage est l’astuce qui fait gagner du temps par la suite.
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Le décapage, clé de voute d’une bonne désinfection
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Le décapage est certainement l’étape la plus longue et celle qui effraie beaucoup d’éleveurs. Elle est pourtant la plus gratifiante. Les matériaux retrouvent leur état originel. Sa réussite passe par l’emploi d’un matériel adapté, comme le nettoyeur haute pression. Réglé entre 70 et 120 bars, pour un débit de 50 à 80 litres par minute. Ici l’astuce consiste à utiliser un jet plat. Il permet de travailler sur une surface plus large, tout en respectant les matériaux les plus fragiles, comme les panneaux d’isolation. Au fur et à mesure que le chantier avance les résidus du décapage et les jus doivent être évacués pour éviter qu’ils ne soient a nouveau projetés sur les surfaces propres. Pour les élevages bovins les stalles de couchage demandent une attention particulière. Si elles sont équipées de tapis, le sol de la stalle et le dessous du tapis doivent être décapés. L’utilisation d’eau chaude peut se justifier pour les équipements métalliques : barrières, cornadis… L’inconvénient est de produire de la vapeur, qui diminue la visibilité et qui peut provoquer des brûlures. Le décapage est obligatoire. Il est la clé de voute d’une bonne désinfection. Il permet d’éliminer 80 à 90 p. cent des germes.
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La dernière étape, la finition pourrait on dire, est la désinfection proprement dite. Il reste à ce moment-là, encore 100 000 à 100 000 000 de bactéries par cm² de surface, sans oublier les virus et les champignons. Il est conseillé d’appliquer le désinfectant sur des surfaces encore humides. Les micro-organismes sont en pleine multiplication. Ils sont alors peu résistants.
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Pulvérisation, thermonébulisation, ou fumigation, il faut intervenir avec la bonne méthode…
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Plusieurs techniques sont envisageables pour désinfecter un local. La plus courante reste la pulvérisation d’une solution désinfectante à basse pression (15 à 30 bars) de gouttelettes de 100µ environ, sur toutes les surfaces. La consommation de solution est de 0,3 à 0,5 litres par m².
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La nébulisation et la thermo nébulisation sont intéressantes pour les grands volumes. Elles diffusent un brouillard de fine gouttelettes désinfectantes de 0,5 à 50 µ, qui se déposent sur toutes les surfaces quelle que soit leur accessibilité. Le débit est d’environ 20 à 40 litres par heure. Il faut donc prévoir un temps suffisant pour une bonne diffusion. Enfin, la fumigation,  souvent employée en aviculture, peut aussi s’employée dans les silos. Elle libère et diffuse sous forme gazeuse des particules désinfectantes, avec l’avantage d’une bonne diffusion dans tout le volume, sans humidifier le milieu. Ces deux dernières méthodes d’application sont réservées aux désinfectants bactéricides et fongicides. Les virus sont alors hors de portée.


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… et choisir un désinfectant adapté
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Le choix de la méthode d’intervention est avant tout déterminé par les germes à éradiquer et le mode d’application recommandé pour le désinfectant choisit. Ce dernier doit obligatoirement être homologué et agréé par le Ministère de l’Agriculture. Les principales qualités recherchées sont un large spectre d’action (bactéricide, virucide et fongicide), une action rapide, l’absence de toxicité pour l’homme et les animaux, la résistance aux matières organiques, pour qu’il soit neutralisé le plus tard possible et être biodégradable. Tous ces renseignements sont à collecter sur l’étiquette du produit et sur sa fiche technique. En cas de doute (nature des matériaux à désinfecter, maladies contre lesquelles la prévention doit se concentrer) n’hésitez pas à consulter votre GDS qui pourra vous donner les conseils adaptés à la situation de votre élevage.
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Efficacité des principales familles de désinfectant sur les agents pathogènes rencontrés en élevage
Agents pathogènes
Famille de désinfectants efficaces
Rotavirus Coronavirus Iodés, Aldéhydes, Phénols, Peroxydes
BVD Iodés, Aldéhydes, Phénols, Peroxydes
Collibacilles Salmonelles Iodés, Aldéhydes, Phénols, Peroxydes
Clotridies Aldhéhydes, Péroxydes
Cryptosporidies Coccidies
Ascaris
Chloro-Méthyl-Phénols (Prophyl 75)
Strongyloïdes Péroxydes, Phénols, Aldéhydes

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La mise œuvre d’un désinfectant demande des précautions. Les dosages préconisés sont à respecter. L’opérateur doit se protéger pour ne pas mettre sa santé en péril. L’équipement de base comprend une tenue imperméable, des bottes, des gants adaptés, des lunettes et une protection respiratoire avec cartouche filtrante. Lorsque ces équipements sont absents il est plus sage de confier la désinfection de vos locaux à votre GDS. Une fois la désinfection réalisée, un vide sanitaire est conseillé d’au moins une quinzaine de jours. A savoir : dans le cas de maladies réglementées (aujourd’hui appelées dangers sanitaire du groupe 1) une deuxième désinfection après ce vide sanitaire de 15 jours est obligatoire afin de se garantir une efficacité optimale.
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JFM























































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