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Porcin maladie brucellose

La brucellose porcine

Derniére mise à jour le : 22/05/2019

La brucellose des porcs est une maladie contagieuse qui se manifeste par des avortements. Elle est transmissible à l’homme et aux autres animaux d’élevage. En raison de sa gravité et de sa contagiosité, la réglementation prévoit l’obligation de déclarer les suspicions et d’assainir les élevages atteints.

Les causes 

La brucellose porcine est due à Brucella suis. Cette bactérie peut infecter les porcins domestiques ou sauvages, mais également le lièvre et les ruminants : cervidés, bovins, ovins, caprins... Pour l’homme, Brucella suis est très pathogène. Il existe différentes espèces de Brucella responsables de la brucellose. Comme Brucella abortus et Brucella melitensiselle entraîne la “ fièvre de Malte ”.

Origines de la contamination des élevages

La faune sauvage est fréquemment à l’origine de la contamination. Quelques foyers de brucellose porcine ont été identifiés en France. Ce sont les élevages en plein air, sans protection efficace vis-à-vis des sangliers qui sont le plus souvent atteints. La maladie serait introduite du fait de la saillie d’une truie par un sanglier. Le sperme des verrats et des sangliers infectés est contaminant. Une autre cause de contamination est l’ingestion par les porcs de cadavres des lièvres ou leurs placentas après un avortement brucellique.
 
Lorsque la brucellose vient de contaminer un élevage, elle se manifeste par des avortements. Puis les animaux s’immunisent et deviennent porteurs sains. On observe une rémission. Un élevage en bande unique stricte avec une désinfection et un vide sanitaire entre les bandes peut même s’assainir spontanément. Dans les autres cas, l’infection persiste et la maladie sera périodiquement observée sur les animaux jeunes ou nouvellement introduits. Durant ce temps, l’élevage infecté peut contaminer les exploitations voisines par le biais du matériel, de ruissellements, du ramassage des cadavres, des chiens ou d’autres animaux…


Les principaux symptômes

L’avortement et l’infécondité sont les principaux symptômes. Chez les porcs, des avortements dus à la brucellose surviennent à tous les stades de gestation. Les portées sont réduites ou comportent des porcelets mort-nés. Les truies font également des métrites purulentes. Après guérison, la fécondité est très réduite. Pour les verrats, la brucellose provoque une orchite qui peut évoluer vers la stérilité de l’animal.

La brucellose ne touche pas que les organes génitaux chez le porc : arthrites et abcès de la peau, des muscles, des reins ainsi que de la colonne vertébrale ! Ces abcès peuvent se former jusqu’à 3 mois après l’infection. C’est à cause de la dissémination dans tout l’organisme que les viscères et le sang des porcs abattus à cause de la brucellose sont saisis et que la viande doit être cuite à plus de 65°C à cœur avant d’être consommée.

Dans les autres espèces, on retrouve les symptômes habituels de la brucellose : avortements pour les bovins, les ovins et les caprins. Chez les chevaux la brucellose ne se localise pas dans l’appareil génital. Elle entraîne surtout des abcès qui, une fois percés, sont dangereux pour les personnes en contact avec les animaux.

La réglementation

La réglementation prévoit un diagnostic de certitude pour l'application des mesures d'assainissement. En cas de suspicion de brucellose, il faut faire des prises de sang et des prélèvements sur les animaux malades ou avortés (AM du 15/11/2005). Les avortements sont en effet le plus souvent dus à des causes comme la salmonellose, la leptospirose, la parvovirose, ou d’autres infections virales.

Si le diagnostic de brucellose est confirmé par le laboratoire, l’abattage des porcs et la désinfection des bâtiments sont indispensables pour l’assainissement. Pour les élevages en plein air la pose de clôtures est obligatoire. Enfin, il faut contrôler les autres espèces présentes sur l’exploitation. Les mesures d’abattage concernent tous les animaux infectés.

Pour les chiens, en cas de positivité le traitement avec des tétracyclines est obligatoire et doit être attesté par le vétérinaire.




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